Des nouvelles du Café du Commerce!

Publié le par Ben

Mes chers lecteurs,

Ah! De nouveau, une longue aphonie a atteint Voix de Grenoble cette semaine, avec à la clef, bien sûr, une série de crises de manque pour les shootés à la Voidegrenoblïne que vous êtes devenus! Je n'en doute pas...
Alors, me rerererererererererererevoici de retour pour une fois de plus inciter chacun d'entre vous à éveiller son esprit critique endolori par le quotidien!
Je propose de reprendre nos habitudes (si le poil de ma main droite ne repousse pas, bien sûr!) avec un article pas trop long... : un petit constat simple, sans grande considération politique. Un peu racolleur, franchement provocateur mais foncièrement évident.

Alors voilà : "La France est dans une m**** pas possible."

Vous pouvez rire : "Ben se lance dans le Café du Commerce"! Mais derrière cet état des lieux à l'argumentation étonnamment étoffée se cache la force des grands constats empiriques dont Robert Chombier, petit artisan de son état et allergique à la politique, citoyen français illustratif (traduisez "veau" en langage Gaullien), est le premier auteur.
Regardez la situation de cette semaine non plus à l'aide d'une loupe, comme j'ai pu vous y inciter très souvent, mais en faisant un pas en arrière (l'idéal serait de faire les deux en même temps, mais... je ne trouve pas l'image qui va avec!).
Pour vous aider à voir où je veux en venir, voici les mots-clefs prépondérants :

Instituteurs et professeurs
Personnel de l'Education nationale
Parents d'élèves
Etudiants
Pêcheurs
Agriculteurs
Routiers
Taxis
Agents publics locaux
Journalistes (du public)

Vous avez devant la liste de l'ensemble des professions actuellement en grève et/ou en manifestations.  Impressionant non? La France est dans la rue pour la moitié de ses classes socio-professionnelles. N. Sarkozy a littéralement pulvérisé sur place tous les records chiraquiens et Mitterrandiens d'impopularité, passant à une reprise même sous la fatidique barre des 33% (marque que même son propre électorat ne le soutien pas). 68% sont insatisfaits des résultats de ses mesures...

La France est un champ de bataille. Le Général Chirac ne nous permettait certes pas de gagner, mais avec lui, au moins, il y avait moins de morts. Avec l'Empereur, on vient de lancer la course aux armements... Il a tout clivé, il a tout fait pour se démarquer, pour s'opposer à tous les autres : qu'il assume.

A tel point que même les députés UMP sont maintenant à l'affut de la moindre occasion médiatique pour exprimer leur mécontentement. Et un ministre proche de Sarkozy d'affirmer "On a donné un fusil à lunettes à Copé et il s'en sert" : autrement dit, le chef de la majorité à l'Assemblée est en train de jouer son propre jeu, quitte à érafler l'Empereur dans son dos. Il n'a plus que quelques fidèles pour le soutenir. Même Fillon, son ancien chien-chien, lui résiste dorénavant. Dans le même temps, on apprend que B. Kouchner a envisagé à plusieurs reprises de démissionner...
Et le tout sur fond de large contre-attaque de la part de la gauche, qui semble, pour l'instant, partie dans un processus de concurrence bénéfique. Mais pour combien de temps...? J'y consacrerai un article.

Une seule absence notable : F. Bayrou, visiblement peu décidé à ouvrir le feu. Il y a des coups de défibrillateur qui se perdent... Est-ce que notre Moumou préféré pourrait se bouger un peu?

Ben



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Publié dans Société

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T
Ton constat est sombre mais, c'est une question, sommes-nous condamnés à n’avoir comme unique perspective que de subir passivement cette crise de régime en gestation ?De mémoire,  je n'ai jamais senti de telles tensions dans notre société.A trop cliver la nation en cibles marketing, le résultat est devenu délétère limite explosif ! Gâchis. Oui, il faut faire entendre nos voix de démocrates pour dénoncer une politique si massivement mal perçue. Non pas que les objectifs ne soient pas les bons, mais la méthode est désastreuse, calamiteuse. Trop de casse pour si peu de résultats.  Et qu'est-il de pire pour nos concitoyens d'avoir l'impression que le pays est géré à la petite semaine ? <br /> Et que penser de ces annonces à l'emporte-pièce suivies d'autant de replis au gré des vents souvent tourbillonnants des revirements de l'opinion ?  
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