Allocation de Nabot-Naparte Ier (I) : Ambiance générale, réaction à chaud

Publié le par Ben

Vous avez été plusieurs, ces derniers temps, à vous plaindre de la longueur de certains de mes articles sur voixdegrenoble@hotmail.fr. Je vous remercie de m'en faire part, et vous propose de traiter de cette allocution en trois articles, respectivement sur l'économie, le social et les affaires étrangères.
Qui plus est, dans chacun de mes futurs articles, les éléments les moins importants, ne portant pas atteinte à la compréhension globale, seront rédigés dans une police plus petite, et, sous condition de lisibilité, en italique.

Ce soir, Sarkozy a une nouvelle fois tenté de convaincre des Français pourtant de plus en plus sceptiques

Bonsoir tout le monde,

Ah y est! L'empereur a parlé, avec, comme à son habitude, force de charisme et de logique de façade. Qu'en est-il de l'ambiance générale?

C'était beau! La belle salle de l'Elysée, un peu rafraîchie depuis le départ de Bernadette. Une table du XXIè sous les ors du XIXè : un certain goût. Nous avons trouvé un président beaucoup plus calme que ce dont il nous avait donné l'habitude. Si j'étais mauvaise langue, je dirais qu'à force de vouloir éviter d'être hyperactif depuis qu'on lui a reproché cette attitude, sa vie publique et médiatique s'est résumée aux enterrements ou aux mémoriaux des diverses guerres que nous avons connues. Cela a dû jouer sur ses nerfs...

Je n'ai pas pu, comme je l'avais fait pour ses "Je" lors de son allocution du Nouvel An, compter le nombre de "J'ai fait une erreur". Mais c'est très limpide à mes yeux : si je devais donner une réaction à chaud, ce serait celle de dire qu'il a tout fait pour prendre la posture de l'homme qui admet ses erreurs et les regrette. "Je fais un travail difficile. Je prends des décisions toutes les dix secondes." "Je peux pas faire plaisir à tout le monde.". Dans le fond, c'est pas ce qu'on lui demande ; on lui demande pourquoi il a les sondages les plus bas de la Vè République (25% d'opinions favorables). Il ne répond pas à cette question ; on ne la lui pose pas.

Il y a une différence entre ne pas satisfaire tout le monde, et ne même pas satisfaire son propre électorat.

Les journalistes, à Calvy près, ont été pitoyables. Ils passaient d'une question à l'autre, sans insister. J'appelle ça s'écraser. Les hommes politiques ne donnent jamais la bonne réponse au journaliste : le rôle de ce dernier est de poser la question sous plein d'angles différents pour arriver à, par morceaux, comprendre la réponse. Mais ils se sont laissés écraser par Nabot-Naparte Ier.

Quel homme tout de même! On a beau dire, il ne laisse pas indifférent. Il a une grande force de persuasion et de fausse-conviction. Je dis "fausse", car je sais qu'il faut toujours réfléchir à deux fois avant de le juger. Aussi, je garde mes notes au chaud. Demain matin, l'esprit frais, je les relirai pour vous commenter ses arguments économiques. J'ai déjà quelques idées...

D'ici là, bonne nuit à tous!

Ben

PS : Envie d'être tenu(e) au courant de la parution de nouveaux articles? INSCRIS TOI A LA NEWSLETTER!
Publicité

Publié dans Politique

Pour être informé des derniers articles, inscrivez vous :
Commenter cet article
B
Je suppose que tout le monde s'est aperçu, en écoutant la radio et les médias, qu'il y a plein de choses à dire sur "l'ambiance générale", et que je suis très loin d'avoir tout dit (en fait j'ai presque rien dit).Je dis ça complètement au hasard... je suis pas là pour  commenter, MOI! :P
Répondre